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La forteresse de Chinon

La forteresse est l’une des mieux protégées de la Touraine. S’étendant sur près de 3 ha, en haut d’un éperon rocheux, elle domine la Vienne. Elle est construite par Henri II Plantagenêt, Comte d’Anjou et roi d’Angleterre. Il fait de cette place forte le siège de son domaine royal. Il épouse Aliénor d’Aquitaine, que le roi Louis VII avait répudiée. Grâce à ce mariage, L’Angleterre gagnait tout le Sud-Ouest de la France.Malgré sa puissance, Henri II Plantagenêt eut comme adversaire son propre fils, le célèbre Richard Coeur de Lion, qui lui livra une guerre sans merci. Il mourut dans sa forteresse, abandonné de tous, le 6 juillet 1189.

Plus tard, Pilippe Auguste prit la forteresse aux anglais, après dix mois de siège et occupa les lieux. Il transforma la forteresse de Chinon pour la rendre encore plus militaire. C’est lui qui fit édifier le donjon de Coudray, haut de vingt-cinq mètres. Une fois transformée, cette place forte, avec ses trois forteresses isolées par de profonds fossés, reliées entre elles par des ponts-levis et ceinturées par de hautes murailles de près d’un kilomètre de long était réputée comme inviolable.

Au XIVème siècle, Philippe le Bel, utilisa la forteresse de Chinon comme prison pour les hauts dignitaires de l’ordre des Templiers. Les graffitis laissés sur les parois de geôles, sont autant de témoignages de leur passage au coeur du château.

La forteresse de Chinon fut également le théâtre de l’audience historique accordée par le futur roi Charles VII à Jeanne d’Arc.

Agée d’à peine dix huit ans et habillée à la façon d’un écuyer, elle s’avance dans la grande salle vers celui que l’on voudrait lui faire prendre pour le Dauphin. Au lieu, de cela, l’extraordinaire se produit. Jeanne se détourne de celui qui est en fait Louis de Bourbon, comte de Clermont et s’agenouille devant un gentilhomme qui se mêle à la foule. La foule est abasourdie : « Dieu vous donne longue vie, gentil Dauphin », lui dit-elle. Il lui répond en désignant le  Comte, « Ce n’est pas moi ». Elle lui affirma alors, qu’au nom de Dieu c’était bien lui et non l’autre.

Le 20 avril 1429, donc, Charles VII fut convaincu par celle que l’on surnommait déjà la Pucelle. Il lui donna des armes et une petite troupe de soldats.  S’ensuit alors la libération d’Orléans, le 8 mai 1429, ce qui permit au Dauphin de quitter Chinon où il vivait jusqu’alors reclus.

Il restera fidèle à ville de Chinon et à sa forteresse. Il y fera construire pour sa favorite Agnès Sorel, le Roberdeau, un petit logis au pied des murailles nord.

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